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L'ESPRIT DE LUGDUNUM

Publié le  Lecture 3 mins

Errare humanum est

Patrick LERMUSIAUX, service de chirurgie vasculaire et endovasculaire, Hospice civils de Lyon, CHU de Lyon

1h30 du matin. Je rentre du bloc un peu KO (complètement pour être honnête). Un type censé irait se coucher pour s’endormir rapidement, mais je suis sûr que vous connaissez comme moi ce syndrome bizarre, souvent ressenti en sortie de garde, qui vous pousse à traîner. Machinalement, j’allume la télé et je zappe. Évidemment il n’y a rien d’intéressant et j’échoue comme souvent sur le canal 21 de l’Équipe. Et là, coup de bol, je tombe sur la rediffusion d’un grand match de foot et manifestement j’arrive au moment fatidique : Lionel Messi, me semble-t-il, obtient le penalty de la victoire. C’est son job, et c’est le meilleur joueur du monde, l’affaire est pliée. Et pourtant... Il tire et la balle se satellise plusieurs mètres au-dessus de la cage… Errare humanum est aurait dit Sénèque. Tout le monde a intégré que cela peut arriver : que le tennisman rate son service ou que le perchiste renverse une barre facile. Mais fera-t-on preuve de la même mansuétude pour le chirurgien ?

Comment expliquer l’erreur en chirurgie ? La logistique Bien sûr, tout le monde a analysé les problèmes logistiques. C’est clair, c’est un problème si l’endoprothèse n’a pas été livrée. La fatigue Mais le facteur humain est le plus intéressant et le plus complexe. Souvenez- vous de la dernière fois...

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