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Thrombose

Publié le  Lecture 10 mins

La gestion des anti-vitamine K en 2014

E. DE RAUCOURT, Clinique des anticoagulants, Hôpital Beaujon, Clichy

Les anticoagulants oraux directs (AOD), selon les cas, sont une alternative aux AVK et/ou aux HBPM et devraient être amenés à remplacer les AVK dans de nombreuses indications.
Depuis plus de 60 ans, les anticoagulants de type AVK sont utilisés dans la prévention et le traitement des pathologies thromboemboliques. En 2013, le nombre de patients ayant reçu en France un anticoagulant oral est estimé à 1,49 million (cf. rapport ANSM).
Les anti-vitamine K commercialisés en France sont les coumariniques et les dérivés de l’indanedione. La fluindione représente 80 % des AVK utilisés en 2013 en France. Le rapport bénéfice/risque de ces molécules est bien établi. La complication du traitement anticoagulant la plus redoutée reste très majoritairement l’accident hémorragique. Un nombre important de ces accidents est lié à un surdosage et pourrait donc être évité : évaluation et suivi du risque hémorragique (profil du patient), facteurs de risque, interactions médicamenteuses.
Les inconvénients des AVK sont largement connus : interactions médicamenteuses et alimentaires, délais d’action, susceptibilité personnelle, zone thérapeutique étroite rendant leur gestion parfois difficile. Ils ont par contre de nombreux avantages : un test de surveillance biologique simple, l’INR, et l’accès à des antagonistes efficaces : vitamine K et concentrés du complexe prothrombinique (CCP), des procédures de gestions des actes chirurgicaux et des chocs hémorragiques bien connues. Le maintien de l’INR dans la zone thérapeutique est un objectif majeur du suivi des patients car c’est un gage de sécurité. En effet, cette zone thérapeutique (INR cible) permet de minimiser le risque thrombotique et hémorragique pour le patient. Ainsi, un temps passé dans la zone thérapeutique de 70 % permet d’avoir le meilleur profil bénéfice-risque pour le patient. L’éducation thérapeutique du patient permet, par ailleurs, une meilleure observance et surtout d’avoir les bons réflexes en cas de besoin. 

L’éducation thérapeutique Lors de la prescription d’un traitement par AVK, comme pour tout traitement anticoagulant, l’absence de trouble cognitif doit être vérifiée, une information et une évaluation des connaissances du patient doivent être instaurées. Le patient (ou personne référente) doit...

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