Fibrillation atriale : les anti-vitamine K ont toujours une place !
De tous les phénomènes délétères dont est menacé notre système cardiovasculaire, la thrombose, notamment de par son caractère ubiquitaire, est certainement l’un des plus redoutables. En conséquence, les traitements antithrombotiques figureront toujours parmi les armes principales du thérapeute. Dans les 50 dernières années, il a été possible de progressivement délimiter la part respective des différentes classes d’antithrombotiques. Héparines, anti-GPIIb/IIIa et fibrinolytiques se partagent les situations d’urgence, les antiagrégants plaquettaires sont au premier rang dans la prévention de la thrombose artérielle, les anti-vitamine K et les anticoagulants oraux directs (AOD) trouvent surtout leur place dans la thrombose veineuse et la prévention des accidents thrombo-emboliques de la fibrillation atriale. Cette délimitation n’est bien entendu que schématique et des « incursions » dans les domaines voisins ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour certains médicaments. Mais la règle générale reste celle décrite ci-dessus.
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