Faut-il revasculariser ou non les patients coronariens stables ?
Alors que les nouvelles recommandations européennes sur la revascularisation myocardique ont été publiées cette année, nous célébrons le 51e anniversaire des premières interventions de pontages aorto-coronaires réalisées en 1964. Depuis cette période, la revascularisation myocardique des patients coronariens a considérablement progressé, que ce soit par chirurgie cardiaque avec le choix des greffons artériels ou que ce soit par angioplastie avec l’amélioration des « devices ». L’ensemble de ces progrès a abouti à une baisse régulière des événements cardiovasculaires chez nos patients coronariens stables. De la même manière, l’évolution constante de la pharmacopée (aspirine, bêtabloquants, statines, inhibiteurs de l’enzyme de conversion, etc.) a permis d’offrir un traitement médical optimal à nos patients, améliorant leur qualité de vie et leur pronostic. Mais avec un tel éventail de médicaments, faut-il encore revasculariser nos patients coronariens stables en 2015 ? Si oui, lesquels et comment ? Voici quelques éléments de réflexion issus de l’« evidence based medicine » et de notre « experience based medicine ».
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