Aller au contenu principal
TwitterFacebookLinkedinPartager

Dyslipidémies

Publié le  Lecture 4 mins

Bénéfice du traitement par statines chez les patients fumeurs : manque de preuves ?

Raphaëlle-Ashley GUERBAAI, Pierre-Vladimir ENNEZAT, Pôle Thorax et Vaisseaux, service de cardiologie, CHU Grenoble Alpes

Les études épidémiologiques et randomisées ont démontré que les taux de morbidité et mortalité cardiovasculaire augmentent lorsque les taux de cholestérol total et LDL-cholestérol augmentent(1,2). Ainsi, la réduction du taux sanguin de cholestérol est associée à une baisse de la mortalité cardiovasculaire globale(3,4). Une métaanalyse rassemblant 90 056 patients à partir de 14 essais randomisés a permis de démontrer que chaque diminution du LDL-cholestérol de 1 mmol/l est corrélée à une diminution relative de 23 % du risque d’événements coronaires (3 337 [7,4 %] vs 4 420 [9,8 %]), de 24 % du risque de revascularisation coronaire (2 620 [5,8 %] vs 3 434 [7,6 %]), de 17 % du risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) (1 340 [3,0 %] vs 1 617 [3,7 %]) et de 12 % du risque de décès toutes causes (3 832 [8,5 %] vs 4 354 [9,7 %])(5). Par conséquent, le bénéfice absolu de la réduction du LDL-cholestérol est corrélé au risque de la population traitée ; plus la population traitée est à faible risque cardiovasculaire, plus le bénéfice attendu du traitement visant à baisser le LDL-cholestérol sera faible.

Les inhibiteurs de l’hydroxy-8-méthylglutarylcoenzyme A-réductase (statines) ont été mondialement commercialisés et prescrits depuis deux décennies car des études princeps ont établi leur efficacité dans la diminution statistique du taux de morbidité et de mortalité chez les patients des deux sexes...

Attention, pour des raisons réglementaires ce site est réservé aux professionnels de santé.

pour voir la suite, inscrivez-vous gratuitement.

Si vous êtes déjà inscrit,
connectez vous :

Si vous n'êtes pas encore inscrit au site,
inscrivez-vous gratuitement :