Occlusion de l’auricule : le point !
La fibrillation atriale (FA) est l’arythmie la plus fréquente. Elle est responsable d’une morbimortalité et d’un coût de santé très important. Elle est associée à un sur-risque d’accident thromboembolique artériel (ATE). Globalement ce risque est multiplié par 5 dans la FA, ce qui revêt des situations très diverses selon les patients. Ce risque est évalué par le score de CHA2DS2-VASc qui, s’il excède 0, impose la mise en route d’un traitement anticoagulant oral définitif. Malheureusement, on connaît les difficultés d’éducation thérapeutique, d’observance, de surveillance d’un traitement anticoagulant et de ses complications. Les anticoagulants oraux directs apportent une très substantielle amélioration dans ce domaine mais gardent une iatrogénie importante en termes de risque de saignement, notamment à point de départ digestif, avec un niveau d’efficacité comparable aux AVK (qui réduisent le risque relatif d’ATE d’environ 65/70 % par rapport au placebo). L’occlusion de l’auricule représente une alternative chez les patients ayant une contre-indication aux anticoagulants oraux.
L’oreillette gauche (OG) est la zone élective de constitution des thrombi dans la FA. L’auricule gauche, appendice antérolatéral de l’oreillette, est le plus souvent concerné. On estime sur des études anatomopathologiques, échographiques transœsophagiennes (ETO) et autopsiques que 90 % des thrombi de l’OG sont localisés à l’auricule. Depuis la fin des années 1990, des dispositifs d’occlusion de l’auricule, implantables par voie percutanée ont donc été développés dans le but de réduire le risque d’ATE chez les patients victimes de FA.
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