Aller au contenu principal
TwitterFacebookLinkedinPartager

Coronaires

Publié le  Lecture 6 mins

L’infarctus du myocarde vu tardivement - Le temps fait-il tout à l’affaire ?

Frédéric BOUISSET, Didier CARRIÉ, service de cardiologie B, Hôpital Rangueil, CHU de Toulouse

La prise en charge contemporaine des patients présentant un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST repose sur une reperfusion coronaire la plus précoce possible, dans le but de limiter la taille de la nécrose myocardique et d’optimiser le pronostic du patient(1). À la fin des années 1970, des travaux réalisés chez l’animal ont démontré que la durée de l’ischémie est un paramètre déterminant de la taille de la nécrose myocardique, qui se constitue depuis l’endocarde et se propage vers l’épicarde proportionnellement à la durée de l’occlusion de l’artère épicardique (« wave front phenomenon »)(2). Néanmoins, la relation entre la durée d’ischémie et la réduction de mortalité associée à la reperfusion coronaire n’est pas linéaire. Le bénéfice de la revascularisation est en effet maximal dans les 2 à 3 premières heures puis diminue de façon importante au-delà(3).

Ces données physiopathologiques ont donc conduit la communauté médicale à s’efforcer de proposer des stratégies de reperfusion, pharmacologique et/ou invasive, les plus précoces possible, par la mise en œuvre de moyens médicaux adaptés et par la sensibilisation du grand public aux symptômes de l...

Attention, pour des raisons réglementaires ce site est réservé aux professionnels de santé.

pour voir la suite, inscrivez-vous gratuitement.

Si vous êtes déjà inscrit,
connectez vous :

Si vous n'êtes pas encore inscrit au site,
inscrivez-vous gratuitement :