Faut-il ablater la première tachycardie ventriculaire chez un porteur de défibrillateur ?
Journées de rythmologie
La survenue d’une tachycardie ventriculaire (TV) chez un patient porteur d’un défibrillateur automatique implantable (DAI) peut faire discuter l’intérêt d’une tentative d’ablation endocavitaire. Le DAI peut avoir été implanté en prévention secondaire de TV/FV ou en prévention primaire, le plus souvent en présence d’une cardiopathie ischémique ou dilatée non ischémique. C’est surtout dans ces deux pathologies que l’ablation a été évaluée et nous ne parlerons pas ici des autres causes d’implantation de DAI (CMH, DVDA, sarcoïdose, cardiopathies congénitales, maladie de Chagas, etc.), des situations particulières que sont les orages rythmiques, ni des localisations complexes (TV du sommet ventriculaire gauche ou substrat épicardique) ou des techniques d’ablation en cours d’évaluation (radiothérapie stéréotaxique). Nous verrons dans un premier temps le rationnel de l’ablation de TV chez un patient porteur de DAI, puis l’efficacité et les résultats mais aussi les risques associés à l’ablation de TV. Nous ferons enfin le point sur les consensus et recommandations sur le sujet et proposerons un algorithme décisionnel pour conclure.
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