Désordres hypertensifs de la grossesse et risque d’hypertension artérielle permanente
Depuis une quinzaine d’années en France les maladies cardiovasculaires ne cessent d’augmenter chez les femmes jeunes et sont récemment devenues la première cause de mortalité maternelle(1,2). Au-delà du tabac en grande partie responsable de ces tendances défavorables, certains facteurs de risque liés au sexe ont également un impact significatif sur le risque cardiovasculaire des femmes. Parmi ces derniers, les désordres hypertensifs de la grossesse (DHG) exposent les femmes à des complications à court terme pendant la grossesse, mais également à beaucoup plus long terme, jusqu’à plusieurs dizaines d’années après l’accouchement. Ces DHG regroupent l’HTA chronique préexistante à la grossesse, l’HTA gestationnelle, la prééclampsie, le HELLP syndrome et l’éclampsie (tableau 1). Si plusieurs études internationales ont mis en évidence ce lien statistique entre les DHG et le risque cardiovasculaire des femmes, aucune donnée française n’avait montré et quantifié ce risque.
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