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Myocardites

Publié le  Lecture 12 mins

Diagnostic et prise en charge des myocardites et péricardites : recommandations ESC 2025

Théo PEZEL, services de cardiologie et radiologie, CHU Lariboisière, AP-HP, Paris Laboratoire de recherche MIRACL.ai (Multimodality Imaging for Research and Analysis Core Laboratory and Artificial Intelligence), Paris

Les recommandations ESC 2025 unifient myocardites et péricardites sous une nouvelle entité commune, le syndrome inflammatoire myopéricardique (IMPS : inflammatory myopericardial syndrome) afin de mieux refléter la réalité clinique : un continuum de présentations allant de la péricardite isolée à la myocardite pure, avec des formes mixtes fréquentes (myopéricardite, périmyocardite). Cette nouvelle terminologie s’accompagne d’un changement de paradigme diagnostique avec la mise en avant du rôle de l’IRM cardiaque, qui devient l’outil central pour poser le diagnostic clinique (et non plus uniquement histologique) grâce aux Lake Louise criteria mis à jour, tandis qu’un canevas simple de triage par niveau de risque guide l’hospitalisation, l’indication d’endomyocardite (EMB) et le suivi. Pour les cardiologues, l’enjeu est d’identifier vite les patients à risque en s’appuyant sur des algorithmes par présentation (douleur thoracique, insuffisance cardiaque, arythmie).

Ainsi, la grande gagnante de ces recommandations est incontestablement l’IRM cardiaque : mise au premier plan pour le diagnostic de certitude de la myocardite, désormais placée au même rang que la biopsie endomyocardique avec un niveau de recommandation de classe I, pour l’IRM cardiaque de contrôle...

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