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Myocardites

Publié le  Lecture 5 mins

Myocardite sous immunothérapie (ICI) : un nouveau score pronostique pour guider la prise en charge

Guillaume BAILLY, service de cardiologie, Hôpital Saint-Antoine, Paris

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) ont révolutionné la cancérologie. Leur efficacité est indiscutable, mais leur utilisation expose à des effets indésirables immunologiques parfois sévères. La myocardite liée aux ICI en est un exemple emblématique : rare (moins de 1 % des patients), mais redoutée, car sa mortalité peut atteindre 25 à 50 %(1). Elle survient le plus souvent dans les premières semaines ou mois après l’initiation du traitement, avec des présentations très variées : depuis des formes paucisymptomatiques jusqu’à des défaillances cardiaques fulminantes. Elle est fréquemment associée à des atteintes neuromusculaires (myosite, syndrome myasthénique, atteinte des muscles respiratoires), traduisant un processus auto-immun diffus parfois regroupé sous le terme de « cardiomyotoxicité ». Jusqu’à récemment, nous n’avions aucun outil simple pour distinguer les formes bénignes des formes graves. Une étude internationale récente a permis de proposer et de valider un score clinique pronostique, utilisable dès l’admission, afin d’orienter la prise en charge.

Signes d’alerte à l’admission Devant un patient sous ICI présentant des symptômes évocateurs (douleur thoracique, dyspnée, palpitations, symptômes respiratoires) le clinicien doit rechercher systématiquement des signes de myocardite et de complications potentielles dès l’admission. Un interrogatoire...

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