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Coronaires

Publié le  Lecture 11 mins

Aspects physiopathologiques, pronostiques et thérapeutiques du no-reflow

D. KARILA-COHEN, centre cardiologique du Nord, Saint-Denis

L’importance de la recanalisation coronaire précoce en phase aiguë d’un infarctus est reconnue par tous ; elle est associée à une amélioration considérable du pronostic et en particulier de la survie. Mais dans certains cas, la réouverture effective de la coronaire responsable de l’infarctus n’est qu’une « illusion de reperfusion ». Les échecs de reperfusion liés à un défaut de recanalisation épicardique sont de plus en plus rares grâce aux progrès du matériel médical et de la pharmacologie (antagonistes des récepteurs GPIIb/IIIa, stents).
Pourtant, la recanalisation coronaire épicardique n’est pas synonyme de reperfusion myocardique. Cette absence de parallélisme est liée à l'existence d'une pathologie de la microcirculation d'aval. Cette atteinte microcirculatoire induite par la séquence ischémie-reperfusion a été décrite en 1974 par Kloner, qui a montré, dans un modèle d'infarctus expérimental chez le chien, l’existence de zones de myocarde non perfusé malgré la réouverture coronaire. Ce phénomène a été baptisé « no-reflow ».

Chez l'homme, au cours de l’infarctus aigu, Ito et al ont montré pour la première fois en 1992, grâce à l'échographie de contraste myocardique, que presque 30 % des patients considérés comme reperfusés sur des critères angiographiques présentaient des défauts de perfusion myocardique. Cette absence...

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