Fibrillation atriale et insuffisance cardiaque : reste-t-il des indications d'ablation du nœud auriculo-ventriculaire ?
L’insuffisance cardiaque et la fibrillation auriculaire (FA) sont deux pathologies extrêmement fréquentes et fortement intriquées, réalisant un cercle vicieux électromécanique. En effet, l’incidence de la FA est de 5,4 % par an dans l’insuffisance cardiaque et celle de l’insuffisance cardiaque est de 3,3 % par an dans la FA. La prévalence de la FA augmente avec la sévérité de l’insuffisance cardiaque (5 % dans la classe NYHA I-II, 15 à 30 % dans la classe NYHA III-IV). Le traitement de FA se heurte à trois limites : non seulement la stratégie du maintien du rythme sinusal n’a pas fait ses preuves, la plupart des antiarythmiques sont contre-indiqués en dehors de l’amiodarone (le dofétilide n’étant pas disponible en France) et le niveau de preuve en termes d’efficacité de l’ablation de la FA est bas à ce jour. La stratégie du contrôle de la cadence ventriculaire est de ce fait une stratégie de choix chez les patients insuffisants cardiaques.
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