Diagnostic de l’infarctus : IRM ou scanner ?
Dans le contexte d’un IDM aigu, il n’y a pas de place pour une imagerie non invasive qui risquerait de retarder le traitement de désobstruction coronaire. Cependant, le diagnostic d’infarctus peut être trompeur, notamment si l’ECG initial est normal. D’autres diagnostics différentiels avec un tableau clinique semblable peuvent être suggérés en premier, comme la myocardite ou la dissection aortique. Par ailleurs, un petit infarctus peut s’avérer peu symptomatique, avec des modifications ECG parfois mineures et l’élévation enzymatique peut être retardée. Un infarctus peut être parfaitement asymptomatique, notamment chez des patients diabétiques. Enfin, les infarctus à coronaires saines ne sont pas exceptionnels (figure 1). Dans toutes ces situations, l’imagerie non invasive à un rôle pour affirmer et souvent redresser le diagnostic.
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