La fibrillation atriale : un facteur de risque à part entière ?
Dans une lecture demeurée célèbre et publiée dans le New England Journal of Medicine en 1997, E. Braunwald1 l’un des pères de la Cardiologie moderne, prophétisait l’émergence prochaine de deux nouvelles épidémies en médecine cardio-vasculaire : l’insuffisance cardiaque et la fibrillation atriale (FA), responsables l’une et l’autre d’une croissance exponentielle de la morbidité cardio-vasculaire, en particulier du nombre d’hospitalisations. Avec une incidence et une gravité qui augmentent parallèlement au vieillissement de la population, une prise en charge encore très perfectible et de lourds enjeux médico-économiques, la fibrillation atriale est à l’évidence un des défis majeurs de la médecine cardio-vasculaire pour le XXIe siècle. Comme prédit par E. Braunwald, son épidémiologie prend une allure épidémique. La prévalence de la FA estimée à 0,4 % de la population générale, augmente de façon exponentielle avec l’âge. Inférieure à 1 % chez les patients de moins de 60 ans, elle dépasse 6 % au-delà de 80 ans. 70 % des patients en FA ont entre 65 et 85 ans. Même après ajustement sur l’âge, l’incidence de la FA augmente de façon continue.
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