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Rythmologie interventionnelle

Publié le  Lecture 7 mins

Présent et futur dans la sélection des patients pour la resynchronisation de l'insuffisance cardiaque

S. GARRIGUE, clinique Saint-Augustin, Bordeaux

Les Journées européennes de la SFC

Pour les cardiologues stimulistes, les années 1990-95 symbolisent l’âge d’or de la stimulation double-chambre (DDD) dans l’insuffisance cardiaque. Que le délai auriculo-ventriculaire soit programmé court ou qu’il soit optimisé pour chaque patient présentant un intervalle PR long, la stimulation DDD permet de réduire l’asynchronisme auriculo-ventriculaire, de diminuer le degré de fuite mitrale dans certains cas (plus spécifiquement en supprimant la part diastolique de la fuite) et de diminuer la précharge en optimisant le temps de remplissage ventriculaire gauche (VG). Cependant, la stimulation DDD conventionnelle présente une limite majeure, celle du site d’excitation ventriculaire situé, dans la grande majorité des cas à l’apex du ventricule droit : l’activation électrique et mécanique VG rétrograde est bien connue pour s’avérer délétère sur le plan hémodynamique aussi bien à court qu’à long terme.
Parallèlement à ces travaux, S. Cazeau et coll. rapportaient en 1994 pour la première fois le bénéfice à court terme d’une stimulation biventriculaire chez des patients en insuffisance cardiaque sévère et bloc de branche gauche (BBG).

Le concept de resynchronisation était de pallier le retard de conduction ventriculaire gauche hémodynamiquement délétère, phénomène que la stimulation ventriculaire droite conventionnelle ne pouvait modifier, voire, dans certains cas pouvait aggraver. Les premières études aiguës objectivèrent des...

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