Rôle de la lipoprotéine (a) dans l’athérothrombose
*AP-HM, Hôpital La Conception Département d’endocrinologie, Université Aix-Marseille, INSERM, INRAE, C2VN, Marseille
**Inserm UMR_S1140, Faculté de Pharmacie de Paris, Paris
***Université de Champagne-Ardenne, UMR CNRS 7369 MEDyC &, Pôle Thoracique et CardioVasculaire Reims, CHU de Reims
Découverte en 1963 par Kåre Berg, la lipoprotéine (a) [Lp(a)] a rapidement été reconnue comme un facteur de risque de maladie cardiovasculaire (MCV) et sa mesure est devenue accessible au praticien vers 1990. Cependant, en l'absence d'un traitement spécifique capable de réduire des concentrations élevées, l’intérêt qu’elle suscitait a progressivement diminué et son dosage n'est plus remboursé en France depuis plus de 10 ans. Le retour en grâce de ce facteur de risque CV est motivé par plusieurs points : la standardisation des tests de mesure de la concentration plasmatique de la Lp(a), des données génétiques récentes (randomisation mendélienne et « genome wide associations ») associant de façon certaine une concentration élevée de Lp(a) et un sur-risque de MCV et le développement de nouveaux traitements médicamenteux spécifiques ciblant l’apoprotéine (a).
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