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La Lp(a)

Publié le  Lecture 10 mins

La lipoprotéine (a) et le risque cardiovasculaire

Jean FERRIÈRES, Fédération de cardiologie, CHU de Toulouse

En 1963, le généticien K. Berg a identifié un antigène dans une fraction des lipoprotéines LDL qu’il a appelé l’apolipoprotéine (a). En étudiant des familles à risque, Berg a rapidement déterminé le contrôle génétique fort des taux de lipoprotéine (a) [Lp(a)]. En 1974, cet auteur a mis en évidence le lien entre la Lp(a) et la maladie coronaire. Les premières études de cohorte ont montré le rôle prédictif de la Lp(a) dans le risque cardiovasculaire et d’autres études ont évoqué le rôle potentiellement causal de la Lp(a) dans le risque cardiovasculaire. D’autres groupes de recherche ont réussi à isoler et à purifier la Lp(a). Dans les années 1980, on a assisté au séquençage du gène de la Lp(a) et la scène était alors en place pour faire de la Lp(a) un nouveau facteur de risque cardiovasculaire.

Comment mesurer la Lp(a) ? La mesure est généralement réalisée par des analyses utilisant des anticorps spécifiques de l’apolipoprotéine (a). Le premier problème est relié à la variabilité de la taille de la Lp(a) qui résulte d’une sous-estimation et d’une surestimation par différentes analyses...

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