Descellement de prothèse de l’auricule gauche
Depuis la publication de l’étude PROTECT-AF montrant la non-infériorité de l’occlusion de l’auricule gauche en comparaison des antivitamine K, l’occlusion de l’auricule a pris un essor considérable. Les indications reconnues par les autorités de santé regroupent essentiellement les patients à très haut risque d’accident vasculaire cérébral à point de départ cardiaque avec contre-indication formelle et définitive aux anticoagulants. La procédure d’occlusion, initialement grevée d’un taux de complication très élevé (près de 10 % dans l’étude PROTECT-AF) a vu se succéder des améliorations techniques et un accroissement de l’expérience des centres.
Ces phénomènes ont permis une décroissance continue du taux de complications, actuellement autour de 1,6 %(1), y compris chez les patients contre-indiqués aux anticoagulants, qui ont souvent une accumulation importante de comorbidités.
Parmi ces complications, l’une des plus redoutées est l’embolisation du dispositif. Son incidence varie entre 0,2 et 0,8 % selon les registres publiés (médiane à 0,25 %)(2). La plupart des déplacements surviennent dans les 48 heures suivant la procédure (70 %), mais des déplacements tardifs existent (figure 1), peut-être par défaut de diagnostic initial.
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