Impact de la pollution à l’ozone sur les arrêts cardiaques - Application dans la région niçoise
De nombreuses études ont montré l’association entre pollution atmosphérique, particulièrement des particules fines, et arrêts cardiaques hors hôpital. Les publications concernant l’association entre arrêts cardiaques et pollution à l’ozone sont par contre moins nombreuses et parfois discordantes.
Ainsi nous avons voulu étudier l’impact éventuel de la pollution atmosphérique à l’ozone sur les arrêts cardiaques dans la région niçoise par une étude rétrospective (2010-2018).
Celle-ci a porté sur 557 arrêts cardiaques hors hôpital. La moyenne d’âge était de 68,2 ans pour les hommes et de 75,1 ans pour les femmes. Après ajustement avec la température et l’humidité nous avons constaté un risque élevé d’arrêts cardiaques associés à un niveau élevé d’ozone avec un OR 2 heures de 1,12 (IC95% : 1,01-1,25) et 24 heures de 1,18 (IC95% : 1,03- 1,35) pour toute augmentation de 10 μg/m3. Nous n’avons pas trouvé de lien avec les taux de particules fines.
Au total, l’exposition brève à une élévation de la pollution à l’ozone est associée à un risque d’arrêts cardiaques hors hôpital, et ce, sans influence des saisons. Les SAMU et les services d’urgences devraient connaître en permanence les niveaux du taux d’ozone dans les grandes villes de France.
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