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Diabéto-Cardio

Publié le  Lecture 4 mins

L’indice glycémique et la charge glycémique sont des déterminants pertinents du risque cardio-métabolique - Pour en finir avec un débat récurrent

Jean-Louis SCHLIENGER, Strasbourg

L’indice glycémique (IG)* et la charge glycémique (CG)* qui expriment le pouvoir hyperglycémiant des aliments font partie de la trousse à outil des nutritionnistes depuis leur « invention » par David J. Jenkins en 1981. Leur pertinence est fondée sur plusieurs méta-analyses suggérant l’existence d’associations significatives entre une alimentation à faible IG et faible CG et la moindre incidence du diabète et des affections associées. Pourtant, le débat quant au rôle préventif de l’IG et de la CG a été relancé par une méta-analyse récente parrainée par l’OMS affirmant que le niveau de preuve de ces associations est faible ou très faible puisque les études observationnelles disponibles étaient entachées de biais, d’imprécisions et même d’incohérences(1,2) ! Piqués au vif, Jenkins et l’infatigable épidémiologiste de la nutrition Walter C. Willett sont remontés au créneau pour répondre à leurs détracteurs par une nouvelle méta-analyse de giga-cohortes prospectives (≥ 100 000 participants) afin d’obtenir une puissance statistique suffisante et minimiser la variabilité observée avec les « petites » études.

La méta-analyse a porté sur 71 études issues de 10 grandes cohortes de 104 000 à 567 000 participants sélectionnées rigoureusement selon la méthode Cochrane, dont 48 faisaient état d’associations entre l’IG ou la CG. Les quartiles les plus bas et les plus élevés d’IG (moyennes respectives de 58 et...

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