Que faire devant un coronarien stable ?
Si cette question avait été posée au docteur Parpalaid, la réponse aurait sûrement été de laisser tranquille ce brave coronarien. En revanche, si elle avait été posée à son successeur, le docteur Knock, nous aurions instantanément été avisés de la gravité de la situation tant il est clair que le coronarien stable ne peut être qu’un coronarien instable en sursis. Il existe heureusement un juste milieu entre ces deux attitudes.
Nous considérerons dans cet article le patient symptomatique pour de l’angor d’effort (l’éventail de la fréquence des crises et de la gêne occasionnée étant bien sûr très large) mais également le coronarien indemne d’insuffisance cardiaque et de troubles du rythme ventriculaire. Nous exclurons de notre propos les coronariens ayant une dysfonction ventriculaire gauche systolique (fraction d’éjection < 35 %) qui, même s’ils sont stabilisés voire asymptomatiques, peuvent justifier d’un recours à des stratégies thérapeutiques spécifiques, notamment à visée rythmologique.
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