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Polémique

Publié le  Lecture 10 mins

Que faire quand gronde l’orage de la reperfusion ?

J.-P. MONASSIER, unité de cardiologie interventionnelle privée de Sud-Alsace, Fondation du Diaconat, Mulhouse

“ … Our job in the patient with myocardial ischemia is not only to increase the coronary blood supply but to act as a myocardial cell saver”*. 
L’avez-vous déjà vu ? Je suis certain que OUI ! 
À en croire les merveilleux essais cliniques qui tracent depuis 30 ans le chemin glorieux de l’angioplastie primaire en phase aiguë d'infarctus myocardique, ce que je vais écrire ci-dessous n’existe pas. 
L’artère est occluse, on aspire, on « stente », l’artère est ouverte… passez, il n’y a rien à voir ! Si le patient évolue mal, il le doit à son état gravissime initial ou, encore, il est arrivé trop tard. L’angioplastie n’a pu sauver son myocarde et parfois n’a pu éviter son décès. 
Que la reperfusion elle-même puisse se rendre coupable de certaines catastrophes est un fantasme de chercheur qui ne nourrit sa connaissance qu’à partir de l’infarctus du rongeur. Pas de traces du Early Hazard qui, dans de grands essais de thrombolyse (GISSI-1)(1), montrait pourtant une surmortalité précoce alors que le bénéfice, incontestable, de la reperfusion n’apparaissait que dans un second temps.  

Je vais pourtant vous expliquer que certains angioplasticiens, qui sont euxmêmes « aux fourneaux » (depuis quelques décennies) et connaissent la reperfusion non seulement par l’intermédiaire des métaanalyses, mais aussi par ce qui se passe sous leurs yeux au moment de la réouverture du vaisseau...

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